Des Monologues du vagin africains

25 mai 2012

Ce soir, c’était théâtre pour nous deux. Au programme : les Monologues du vagin. Mais qui le chroniquera ? Elise qui a découvert ces Monologues il y a 12 ans presque jour pour jour ou Coline, novice en la matière. Puisque la pièce parle de vagin, on s’est dit que la première fois l’emportait sur un lointain souvenir.

Pour ceux qui connaissent ce texte par le livre ou pas une quelconque représentation, pas d’énorme surprise, l’idée est la même. Ça parle vagin, appellation, odeur, vêtement… L’une a découvert son vagin lors d’un atelier, l’autre grâce à Paul (un amant qui l’a observé -son vagin- des heures durant) et on passe de témoignage en témoignage. Et pourtant, cette version est sensiblement différente des autres…

Ces Monologues-là ont des parfums d’Afrique. Les trois comédiennes sont d’origine africaine, leur accent est délicieux. C’est un régal d’entendre ce texte avec ces sonorités, avec ce rythme. Chacune est dans son style, avec son ton, ses expressions, sa personnalité. Chacune est attachante à sa façon. Et les musiques sont parfaitement bien choisies. On voudrait aller se déhancher avec les actrices sur la scène.

 

Évidemment, on ne pouvait parler vagin et Afrique, sans aborder l’excision, les enfants soldats, les viols. Toutefois, c’est fait sans pathos, sans effets larmoyants. Le but est d’en parler, d’évoquer, pas de faire pleurer dans les chaumières. Ça participe à l’équilibre de la pièce : on rit, on réfléchit, on nostalgise, on s’identifie, on est touché, etc.

Ce fut une très chouette soirée, et pour tout vous dire, j’aurais presque envie d’y retourner dans deux semaines, quand elles seront rodées sur scène et qu’il y aura encore plus de connivence et de complicité. Mais déjà ce soir, c’était très chouette. Excellent spectacle à aller voir entre copines et en couple (si on veut mettre deux trois détails au point!).

Dépêchez-vous ! Ça se passe au TTO (Théâtre de la Toison d’or) jusqu’au 16/06, du mercredi au samedi à 20h30.

Coline

Bravo à Bwanga Pilipili, Babetida Sadjo et Awa Sene Saar et à Nathalie Uffner pour la mise en scène.

Crédits photos : Julien Pohl

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