Comment je me suis remise au tricot #1

14 février 2017

Me remettre au tricot faisait partie de mes objectifs de 2017. Enfin, essayer de m’y remettre parce que je dois bien avouer que le tricot et moi ça fait deux ! Si je n’ai pas eu de mal à rester motivée quand j’ai commencé la couture, je ne peux pas en dire autant du tricot : j’ai déjà essayé à plusieurs reprises et à chaque fois c’était un échec. Je ne compte plus le nombre de fois où petite j’ai demandé à ma mère de me monter des mailles pour me faire une écharpe… Je crois d’ailleurs que je n’en n’ai terminée aucune.

Mais à force de voir de jolies choses sur Instagram, j’ai eu de plus en plus envie de retenter le coup. Et je pense que cette fois, c’est la bonne. Du coup, je me suis dit que mon expérience intéresserait peut être celles et ceux d’entre vous qui ont la même envie et le même parcours chaotique que moi.

Quel modèle ?

N’ayant plus ma maman dans mon salon tous les soirs, j’ai du me débrouiller seule cette fois. Enfin…avec internet pour être tout à fait honnête. Sous les conseils de Lise et Nathalie, j’ai choisi de me lancer dans le Lil Kimono, un projet pour bébé sur lequel je me verrais plus vite avancer. De quoi mettre toutes les chances de mon côté pour ne pas me décourager.

Contrairement à ce que je pensais naïvement, ce modèle n’est pas si simple pour une novice : on commence avec des augmentations en raglan dès le 5ème rang et le modèle – comme tous les modèles – est rédigé en abréviations tricots. Le truc qui rebute quand même pas mal au début. Mais pas de stress, dès que je ne comprenais pas quelque chose je tapais l’abréviation dans Google et je savais enfin quoi faire. C’est comme ça que j’ai compris que m.gl voulait dire maille glissée et g.m, glisser marqueur. Même chose quand je n’avais aucune idée de la manière de faire tel ou tel point. Dans ce cas précis, ce sont les augmentations droites et les augmentations gauches qui me posaient question mais grâce à Youtube, je ne suis pas restée bloquée.

Quelles aiguilles et quelle méthode ?

À force de traîner sur Instagram, j’ai constaté que c’étaient les aiguilles circulaires qui avaient la cote. Très probablement parce que de plus en plus de modèles sont rédigés pour des aiguilles circulaires, ce qui permet – si je ne me trompe pas – d’éviter de devoir faire des coutures pour assembler les différents morceaux du pull. Un avantage non négligeable. Sauf que j’avais déjà essayé les aiguilles circulaires et que ça n’allait pas du tout.

Pour contourner le problème, j’ai choisi de changer de manière de tricoter et d’opter pour la méthode continentale. Après tout n’étant de toute façon pas douée avec la méthode classique, je ne risquais rien à m’y essayer. Et là, la révélation : j’ai trouvé beaucoup plus facile d’appréhender les aiguilles circulaires avec cette méthode de tricot. Bon, ne comprenez pas que je maitrise la méthode continentale fingers in the nose, loin de là mais petit à petit mon geste est plus précis. Ca m’aide aussi pas mal à ne pas trop serrer mes mailles, ce qui était mon gros problème avec le tricot (en plus d’être assez nulle). Pour apprendre à tricoter avec la méthode continentale, je vous conseille les vidéos de Lise, elles sont hyper claires.Le matériel ?

Quand j’ai décidé de m’y remettre, j’ai couru chez Veritas acheter de la laine et des aiguilles. Pour la laine, je ne suis pas déçue, j’ai pris celle-ci, elle convient parfaitement et j’adore la couleur. Par contre les aiguilles Prym, c’est vraiment pas ça. J’ai donc suivi les conseils de Lise ici et j’ai profité d’un saut à Paris pour aller m’acheter de vraies bonnes aiguilles chez Lil Weasel où j’ai aussi été super bien conseillée. Je ne peux que vous encourager à investir dans de bonnes aiguilles, ce n’est pas trop cher et ça peut vraiment influencer la réussite de votre projet – comprendre : ça peut surtout vous aider à ne pas vous laisser gagner trop vite par la démotivation. Qui écrirait un roman sur un clavier avec des touches qui ne fonctionnent pas bien, n’est-ce pas ?! Ben là c’est pareil – pour ma part, j’ai pris des aiguilles Hiya Hiya avec câble amovible£. J’ai choisi ce modèle-là parce que les aiguilles sont assez « glissantes », ce qui est pas mal quand on a tendance à fort serrer ses mailles. En revanche, il faut faire attention parce qu’on perd plus facilement ses mailles aussi.

À Paris, j’avais aussi acheté la laine conseillée par la créatrice du patron mais je piquais souvent mes aiguilles au milieu des brins du fil – là je ne sais pas du tout si je suis claire – et le résultat n’était donc pas top.Du coup, j’ai recommencé avec la laine achetée initialement pour plus de facilités. Je ferai un second pull avec ma seconde laine (car oui cette fois, c’est la bonne, j’y crois).

Ce qui me motive ?

  • Grâce à ce modèle, j’apprends la construction d’un pull sur un petit format. Je me vois avancer plus vite, ce qui me permet de rester motivée. Mon espoir secret – plus si secret donc – est d’ensuite pouvoir me lancer dans Il Gran Favorito, un pull pour moi.
  • Ce que je trouve super chouette aussi, c’est de me rendre compte que retenir les séquences d’un modèle n’est pas si compliqué. Je pensais naivement que j’aurais toujours le nez collé aux explications et ça ne me donnait pas une idée très sympa du tricot. Mais pas du tout !
  • La communauté des tricoteuses/eurs d’Instagram ! Je ne peux que vous conseiller d’y poster vos projets et de ne pas hésiter à y faire appel si vous êtes bloqué(e), il y aura toujours quelqu’un pour vous aider. Le #pointtricotdudimanche est super motivant, j’ai fait mon premier ce dimanche et j’ai hâte de voir où j’en serai dimanche prochain.
  • Trouver un loisir créatif à faire devant la télé le soir plutôt que de garder les yeux rivés sur mon téléphone. Mais je suis encore loin de pouvoir suivre quelque chose à la télé en tricotant, si je quitte mon tricot des yeux c’est la cata.

 

Ce que je dois améliorer ?

  • Trouver une méthode pour faire avancer les mailles sur mes aiguilles sans me piquer constamment le bout de l’index avec l’aiguille.
  • Mes augmentations, surtout les gauches.
  • Le point envers en méthode continentale.

 

Voilà, j’espère que ce pavé ne vous a pas découragé(e). Si vous avez des questions, n’hésitez pas ! Et si vous avez décidé de vous lancer, je vous recommande la lecture de cet article.

Je reviendrai vous faire un update dans quelques semaines.

Elise

Crédits photos : Des Filles à Retordre

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7 commentaires sur “Comment je me suis remise au tricot #1”

  1. Merci pour cet article, je suis vraiment ravie d’avoir pu t’aider à te (re)lancer en tricot !! Bises. Lise

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  2. Cet article tombe à pic! je me suis offert un kit « We Are Knitters » et après 2 weekends d’essais j’ai juste eu envie de crever les yeux de mon amoureux avec ces aiguilles. Le pauvre, il n’a rien demandé et il est très patient ;-)
    Je suis donc très curieuse de connaître la suite!!

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    • Ahahah
      J’espère que cet article t’aidera à ne pas t’attaquer à ton amoureux :)
      Courage !

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  3. [O]

    Pas besoin d’aller jusque Paris pour trouver du bon matériel. Il y a un super pti magasin tricot, crochet,… sur Saint-Gilles. Fil de Luxe. ; )

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    • J’y allais pour le boulot donc j’en ai profité. C’est plus facile de faire ce genre de boutique sans Monstro dans les bras :)
      Est-ce tu sais si on y trouve les kit d’aiguilles Hiya Hiya ?

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  4. juliette

    bonjour
    j’allais justement me lancer dans ce projet ;-) quelle taille de câble avez-vous pris ?
    Merci d’avance
    Cordialement

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    • Bonjour Juliette,

      J’ai pris un câble de 60 cm.
      Tu verras, ce modèle est très chouette.
      Bon tricot,

      Elise

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