Voyager avec un bébé : conseils

23 octobre 2017

Avant d’avoir June, on s’était dit qu’on ne voyagerait pas très loin avec elle tant qu’elle ne serait capable de profiter pleinement du voyage. Une résolution qui n’aura tenu que quelques mois puisque en mai dernier on réservait nos billets pour un road trip au Canada début septembre. On s’est dit « Soyons fous, on ne vit qu’une fois ». Nous avions tous les deux très envie de visiter le Canada depuis longtemps et finalement des randonnées dans le sud de la France ou au Canada, c’est kif-kif et bourricot. Nous ne serions pas parti en Thaïlande ou en Afrique avec un bébé de 15 mois, nous voulions un pays où la nourriture était relativement similaire et l’accès au soin de santé assez facile. Et nous avons opté pour le côté Est qui demandait moins d’heures d’avion et où le décalage horaire est moins important.

Ce n’est que quelques semaines avant notre départ que nous nous sommes dit qu’il faudrait s’organiser un peu plus que d’ordinaire. En particulier pour les 7h30 d’avion accompagné de notre petit monstre. Quand j’ai réalisé ce que ça risquait d’être, je me suis dit que nous avions été complètement fous mais finalement avec un peu d’organisation, voyager avec un bébé n’est pas si compliqué que ça.

Pour faire nos valises, je me suis beaucoup inspirée de la check-list d’Elodie. Elle est très complète. Nous avions, par ailleurs, un sac à dos Osprey pour les randonnées : il est vraiment top tant pour le porteur que pour le porté. Je trouve le protège soleil particulièrement pratique. Ainsi qu’une poussette Yoyo, elle prend très peu de place une fois pliée et elle peut être conservée en cabine. Ce qui nous permettait de la garder jusque la porte de l’avion. Quant au sac à dos Osprey est parti en soute gratuitement avec le siège auto. Voici aussi ce que nous avons retiré de cette expérience pour les prochaine fois.

Les bagages en cabine

Quand on voyage avec un bébé, on peut prendre des liquides et de la nourriture avec soi. J’avais prévus des briques de lait, c’est plus pratique que de l’eau et de la poudre ainsi que des compotes et des petits pots en suffisance en cas de retard. Et full biscuits. Mieux vaut être prévoyant, June pouvant se transformer en monstre si elle a faim. Ce que j’ai retenu  de cette expérience : pour que le contrôle des bagages à main se fasse le plus facilement possible, pensez à mettre tous les liquides et la nourriture dans un sac à part car à Zaventem, ils sortent tout pour contrôler. Et avec un bébé dans les bras – parce qu’il faut les sortir de leur poussettes pour passer le portique – c’est pas easy easy de devoir aller faire des fouilles dans tous les sacs à main.

Avant le vol

Sous les conseils avisés d’Elodie, nous avons laissé June jouer et bouger à sa guise avant de monter dans l’avion. Non seulement pour la fatiguer un peu mais aussi pour éviter qu’elle n’ai déjà l’impression d’être restreinte dans ses mouvements. Nous avons aussi attendu la fin de l’embarquement pour monter dans l’avion. Et hop, encore trente minutes de gagnées. Ca peut paraître dérisoire mais je vous garantis que ça fait une différence. Il faut juste se préparer aux regards noirs des passagers déjà installés lorsque vous montez dans l’avion. J’avais aussi pris une écharpe de portage, ça m’a servi quand June commençait à trouver le temps long dans l’aéroport et qu’elle ne voulait pas promener en poussette.

L’avion

Dans l’avion, nous avions réservé les sièges juste derrière la séparation business-classe économique : il y a plus de place et on pouvait laisser June un peu assise devant nous lorsqu’elle en avait marre d’être sur nos genoux. Nous avions pris pas mal de jeux et de livres mais ça ne l’intéressait pas beaucoup. Nous avions aussi téléchargé des dessins animés sur un iPad. D’ordinaire, on ne la laisse pas regarder d’écran mais pour l’avion nous avons fait une exception et ça a très bien fonctionné. Elle a aussi un peu dormi mais June n’est pas une grande dormeuse si elle n’est pas bien installée dans un lit. Elle a mieux dormi au retour, ce qui était logique car c’était un vol de nuit. Nous avions imaginé les vols comme un moment assez horrible et finalement tout s’est très bien passé, on était vraiment surpris.

Sur place

Notre voyage était totalement réservé avant de partir : l’itinéraire, la voiture et les hôtels. Nous avions décidé de rester deux nuits à chaque endroit pour éviter de devoir faire et défaire nos valises tous les jours avec un bébé dans les pattes. C’était mieux aussi pour éviter que June ne doive s’habituer à un nouvel environnement pour dormir tous les jours. Evidemment, on ne voyage pas à trois comme on voyage à deux. On s’est adapté au rythme de June et elle s’est adaptée au notre. C’est-à-dire qu’elle faisait tout comme nous mais que nous prévoyons chaque jour une bonne pause à l’hôtel pour qu’elle puisse faire une sieste (June ne dort pas dans une poussette). Un rythme qui nous convenait à tous les trois. Ca nous permettait à nous aussi de faire des pauses, ce qu’on ne faisait pas forcément quand on était juste à deux mais qui fait un bien fou si on ne veut pas rentrer plus fatigués qu’au départ.

La nourriture 

Avant de partir, j’avais fait un stock de lait et de petits pots, ne sachant pas ce que j’allais trouver sur place. Et j’ai bien fait car les goûts des petits pots n’étaient pas très variés, je n’ai trouvé que des petits pots aux spaghettis. Et le lait en poudre coûtait près du double par rapport à chez nous. D’ailleurs quand j’ai renversé le reste de lait en poudre qu’il nous restait dans une valise – une grand réussite vous en conviendrez – nous avons décidé de donner du lait entier à June pour le reste du voyage. On ne se voyait pas acheter une grosse boîte en métal qui coûte un bras dont on aurait du jeter les 3/4 avant de rentrer. En revanche, ils avaient un large choix de compotes. À côté de cela, June goûtait tout ce que nous mangions. Son premier repas enfant aura été une poutine, d’ailleurs.

Ah oui, encore un truc bien utile : les petits sacs plastics pour emballer les langes sales. Pas du tout éco friendly, j’en conviens mais on ne sait jamais quand peut arriver un « number two » qui pue bien et avoir de quoi canaliser les odeurs peut être salvateur. Ne fut-ce que pour ne pas avoir une chambre d’hôtel qui empeste. Je vous rassure, je n’utilise ça qu’en vacances.

Voilà, je pense avoir fait le tour de mon expérience. Si vous avez des conseils et/ou des retours d’expériences, n’hésitez pas à les partager en commentaires.

Bon voyage !

Elise

Crédits photos : Des Filles à Retordre

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